Le vilain petit canard névrosé du cinéma français, Albert Dupontel, quitte la comédie un instant pour adapter un gros succès populaire, “Au revoir là-haut” prix Goncourt 2013, et entre donc pour la première fois dans l’univers d’un autre, sans s’effacer derrière le sujet. Novembre 1919, Albert et son ami Edouard, défiguré pendant la dernière journée de combat, survivent à la grande Guerre, et montent une arnaque aux monuments aux morts. Le film est ambitieux dans sa construction, minutieux sur la restitution, et raconte une histoire intimiste plutôt que la naissance des années 20. Les ingrédients habituels sont là : lutte des classes, laissés pour compte et une note cartoonesque. Un film touchant, à la hauteur de notre amour pour le cinéma de Dupontel.

Podcast animé par Daniel Andreyev avec Stéphane Moïssakis et Hugo Alexandre.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Au revoir là-haut (Albert Dupontel, 2017), Nahuel Perez Biscayart, Au revoir là-haut (Pierre Lemaitre, 2013), 120 battements par minutes (Robin Campillo, 2017), Le vilain (Albert Dupontel, 2008), 9 mois ferme (Albert Dupontel, 2013), La proie (Eric Valette, 2012), Gotlib, Le Kid (Charlie Chaplin, 1921), Un long dimanche de fiançailles (Jean-pierre Jeunet, 2004), Tim Burton, Phantom of the Paradise (Brian de Palma, 1974), Irréversible (Gaspar Noé, 2002), Enfermés dehors (Albert Dupontel, 2006), Wonder Woman (Patty Jenkins, 2017), Si j’étais un homme (Audrey Dana, 2017), Bernie (Albert Dupontel, 1996), Le créateur (Albert Dupontel, 1999), Terry Gilliam.

RECOMMANDATIONS ET COUPS DE COEUR

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