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On parle fort de cinéma pendant une demi-heure, tous les lundi. Animé en public par Thomas Rozec.

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Logan Lucky, l’anti Ocean’s

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Deux frangins idiots white trash du sud des Etats-unis, Channing Tatum et Adam Driver, montent le casse d’un circuit de Nascar avec l’aide d’un célèbre braqueur de coffre-forts, le très peroxydé Daniel Craig. Très loin des gentlemen braqueurs de la saga Ocean’s, le charme de Logan Lucky vient de son ode au système D et de sa bienveillance à l’égard de personnages qui s’avèrent pas si stupides que ce que l’on pourrait penser. Le scénario très bien ficelé, les excellents dialogues de Daniel Craig, le bon timing comique du drôle et benêt Adam Driver, le retour réussi de Katie Holmes et Hilary Swank dans deux personnages secondaires géniaux : autant d’éléments qui renforcent la satisfaction de voir un film qui ne se moque pas de son spectateur, qui prend le temps de poser des personnages, de développer des thématiques, tout en restant divertissant.

Podcast animé par Daniel Andreyev avec David Honnorat, Hugo Alexandre et Anaïs Bordages.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Ocean’s Eleven (Steven Soderbergh, 2001), Le dîner de cons (Francis Veber, 1998), Sexe mensonges et vidéo (Steven Soderbergh, 1989) , Schizopolis (Steven Soderbergh, 1996), Girlfriend Experience (Steven Soderbergh, 2009), Solaris (Steven Soderbergh, 2002), The Knick (Steven Soderbergh, 2010), Luc Besson, Casino Royale (Martin Campbell, 2006), Rebecca Blunt, Girls (Lena Dunham, 2012-2017), Magic mike (Steven Soderbergh, 2012), Sexy Dance (Anne Fletcher, 2006), Les frères Cohen, Batman Begins (Christopher Nolan, 2005), Piégée (Steven Soderbergh, 2012), Nicolas Winding Refn, Cliff Martinez, Riley Keough, Mad Max : Fury Road (George Miller, 2015), American Honey (Andrea Arnold, 2016), Bottle Rocket (Wes Anderson, 1996),

RECOMMANDATIONS ET COUPS DE COEUR

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LA RECO D’ANAÏS : The Knick, la série 100% Soderbergh, où un chirurgien accro à l’opium en 1901 découvre la chirurgie moderne, sur une musique de Cliff Martinez.

LA RECO DE DAVID : la saison 1 de la série “The Girlfriend Experience”, l’adaptation du film du même nom de Soderbergh.

LA RECO D’HUGO : “Bottle Rocket” de Wes Anderson (1996), son premier film avec des bras cassés qui veulent faire un braquage.

CRÉDITS

Enregistré le 26 octobre 2017 au Bar à Bulles (4bis Cité Véron, Paris 11ème). Production : Binge Audio. Direction de production : Joël Ronez. Chargée de production et d’édition : Camille Regache. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Moyens techniques : Binge Audio. Réalisation : Jules Krot. Générique : "Soupir Articulé", Abstrackt Keal Agram (Tanguy Destable et Lionel Pierres). NoCiné est une production du réseau Binge Audio www.binge.audio.

POUR ASSISTER AUX ENREGISTREMENTS
Pour assister à notre prochain enregistrement en public à L'Antenne Paris, rendez-vous sur notre page bingeaudio.eventbrite.com

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Dupontel encore là-haut

NoCine E104.mp3

Le vilain petit canard névrosé du cinéma français, Albert Dupontel, quitte la comédie un instant pour adapter un gros succès populaire, “Au revoir là-haut” prix Goncourt 2013, et entre donc pour la première fois dans l’univers d’un autre, sans s’effacer derrière le sujet. Novembre 1919, Albert et son ami Edouard, défiguré pendant la dernière journée de combat, survivent à la grande Guerre, et montent une arnaque aux monuments aux morts. Le film est ambitieux dans sa construction, minutieux sur la restitution, et raconte une histoire intimiste plutôt que la naissance des années 20. Les ingrédients habituels sont là : lutte des classes, laissés pour compte et une note cartoonesque. Un film touchant, à la hauteur de notre amour pour le cinéma de Dupontel.

Podcast animé par Daniel Andreyev avec Stéphane Moïssakis et Hugo Alexandre.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Au revoir là-haut (Albert Dupontel, 2017), Nahuel Perez Biscayart, Au revoir là-haut (Pierre Lemaitre, 2013), 120 battements par minutes (Robin Campillo, 2017), Le vilain (Albert Dupontel, 2008), 9 mois ferme (Albert Dupontel, 2013), La proie (Eric Valette, 2012), Gotlib, Le Kid (Charlie Chaplin, 1921), Un long dimanche de fiançailles (Jean-pierre Jeunet, 2004), Tim Burton, Phantom of the Paradise (Brian de Palma, 1974), Irréversible (Gaspar Noé, 2002), Enfermés dehors (Albert Dupontel, 2006), Wonder Woman (Patty Jenkins, 2017), Si j’étais un homme (Audrey Dana, 2017), Bernie (Albert Dupontel, 1996), Le créateur (Albert Dupontel, 1999), Terry Gilliam.

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Laissez bronzer les cadavres, de plomb et d'or

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Méditerranée, soleil brûlant, 250 kg d’or volé, excès et outrance visuelle : voilà les ingrédients de l’ovni cinématographique presque expérimental du duo de réalisateurs Hélène Cattet & Bruno Forzani. Adapté d’un roman de Jean-Patrick Manchette, son écriture si particulière et si souvent mal adaptée se retrouve ici, dans l’histoire de bandits qui se planquent dans une ruine après le braquo d’un fourgon plein de lingots, dans l’attente de la police, et du long siège qui suit.
Le film est une réelle expérience ultra référencée, quelque chose d’inhabituel à l’intersection de l’horrifique et de l’érotique, qui utilise les codes classiques du policier et du western. Très intéressant au niveau du travail du son, très spécial au niveau esthétique et visuel avec des raccords très travaillés, le film est radical, jusqu’au boutiste, riche de montages innovants. Même si l'on est emporté par l’ambiance et la foule de petites idées intéressantes, “Laissez bronzer…” reste dédié à une petite chapelle de cinéphiles, un film inhabituel à aborder le coeur ouvert. Mais une initiative intéressante, une respiration bienvenue en marge du cinéma commercial actuel.

Podcast animé par Charline Roux avec David Honnorat et Lelo Jimmy Batista.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Laissez bronzer les cadavres ! (Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017), Amer (Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2010), Jean-Patrick Manchette, Jean-Pierre Bastid, Stephen King, Trois hommes à abattre (Jacques Deray, 1980), Le Petit Bleu de la Côte Ouest (Jean-Patrick Manchette 1976), Nada (Jean-Patrick Manchette, 1972), Nada (Claude Chabrol, 1974), L’étrange couleur des larmes de ton corps (Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2013), Ennio Morricone, John Wick (David Leitch & Chad Stahelski, 2014), Bernie Bonvoisin, Quentin Tarantino, Starfix, Jean-Luc Godard, Stéphane Ferrara, La nuit du risque (Sergio Gobbi, 1986), Blindman, le justicier aveugle (Ferdinando Baldi, 1971), Film socialisme (Jean-Luc Godard, 2010).

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Xtra - Thor : Ragnarok

XB NC Thor.mp3

Privé de son marteau, Thor est retenu prisonnier sur une planète lointaine dont il doit s’échapper pour empêcher Hela d’accomplir le Ragnarok, la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Le héros aux gros bras revient pour un troisième volet sympathique sur le papier, mais très mauvais à l’écran, digne du bas de catalogue du Marvel Cinematic Universe. Après un premier Thor très romance de teenagers, un second inspiré de Game of thrones à la sauce médiévalo-fantastique, le troisième film surfe sur la tendance eighties. Aucune cohérence donc entre les différents chapitres, et les différents personnages selon les opus, qui sont ici perpétuellement tournés en dérision avec des gags bas du front. Thor, Hulk, Loki… aucun n’est épargné. Même les effets spéciaux, habituellement sans génie mais propres, ne sont pas à la hauteur. Dommage que Marvel traite ses grandes mythologies avec autant de désinvolture.

Podcast animé par Charline Roux avec Stéphane Moïssakis.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Thor : Ragnarok (Taika Waititi, 2017), Captain America : First Avenger (Joe Johnston, 2011), Captain America : Le Soldat de l’hiver (Joe et Anthony Russo, 2014), Captain America : Civil War (Joe et Anthony Russo, 2016), Avengers (Joss Whedon, 2012), The Avengers 2 (Joss Whedon, 2015), Twilight, Game of thrones, Stranger Things, Mister Bean, Bud Spencer, What we do in the shadows (Vampires en toute intimité, Taika Waititi, 2014).

CRÉDITS

Enregistré le 19 octobre 2017 à l’Antenne Paris (10 rue la Vacquerie, Paris 11e). Production : Binge Audio. Direction de production : Joël Ronez. Chargée de production et d’édition : Camille Regache. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Moyens techniques : Binge Audio. Réalisation : Jules Krot. Générique : "Soupir Articulé", Abstrackt Keal Agram (Tanguy Destable et Lionel Pierres). NoCiné est une production du réseau Binge Audio www.binge.audio.

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Detroit, l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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Eté 1967, Detroit. Des émeutes raciales éclatent après des exactions commises par des membres de la police, qui abattent trois jeunes afro-américains une nuit dans un hotel. Ils vont devoir répondre de leurs actes devant un tribunal. Après “Zero Dark Thirty”, Kathryn Bigelow réaffirme sa maîtrise de l’art de l’immersion et de la retranscription, et signe un drame historique qui ne laisse pas indifférent. D’abord pour sa scène choc de presque une heure située au centre du film, presque insupportable, dans laquelle Bigelow réussit à procurer un sentiment d’identification aux victimes, mais aussi aux bourreaux. Ensuite parce que le scénario fait tristement écho à l’actualité américaine. Ce qui a d’ailleurs déclenché une violente polémique aux USA : a-t-on le droit de faire du cinéma, d’esthétiser la souffrance des noirs ? Bigelow était-elle légitime pour faire ce film en tant que femme blanche ? Au delà des polémiques, Detroit reste un grand film sur l’Amérique d’hier, d’aujourd’hui et de demain, où depuis cinquante ans, l’histoire se répète.

Podcast animé par Charline Roux avec Stéphane Moïssakis, David Honnorat et Arnaud Bordas.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Ryan Reynold, Kathryn Bigelow, Démineurs (Kathryn Bigelow, 2008), Paul Greengrass, Ken Loach, Barry Ackroyd, Strange Days (Kathryn Bigelow, 1995), Mark Boal, Spotlight (Tom McCarthy, 2015), La liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993), Zero Dark Thirty (Kathryn Bigelow, 2012), Will Poulter, Dead Presidents (Allen Hughes et Albert Hughes, 1995).

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